éveil02 Jan 2008
Si vous désirez m'écrire voici mon adresse:
lullaby.k@orange.fr
Petits plaisirs volés
J'adore regarder les bébés ou les petits enfants dans la rue, dans les magasins. Les parents sont occupés et pendant ce temps le bambin rêvasse ou s'ennuie... Souvent, j'arrive à attraper au vol le regard distrait. Et c'est le début d'un mini dialogue sans paroles. Je souris en plongeant mes yeux dans ceux de l'enfant. Sans l'agresser, plutôt comme une invitation. Tiens, quelque chose se passe! Qu'est-ce que c'est ? Je ne la connais pas celle-là. La palette de réactions est assez colorée. Il ya l'éclat de rire spontané, l'expression incrédule avec un petit froncement de sourcils d'incompréhension. Le bébé cherche à comprendre et, tout à coup, cadeau ! Comme une embellie magnifique, le visage de l'enfant s'illumine avec un sourire-soleil radieux et enchanteur. Ou alors, " Oui , j'ai bien noté le message mais je ne suis pas disponible ou je suis trop timide" ; Certains visages maussades, captent mon regard et mon sourire, le repoussent, le refusent à la vitesse de l'éclair et s'empressent de faire semblant de vagabonder ailleurs, et puis tout compte fait , reviennent vite pour voir si je les regarde encore, s'en vont de nouveau et reviennent encore, finalement les traits adoucis... L'éveil me fascine. L'intelligence peut prendre toutes les formes possibles et imaginables. Vous avez le pouvoir de lui donner sa chance pour qu'elle ne soit pas écrabouillée comme une simple petite fleur des champs.
éveil
Pour avoir l’usage de ce blog (à l'origine, c'est un livre dont je suis l'auteur), il vous suffit d’avoir cinq à dix minutes par jour à consacrer à votre enfant. Si vous le désirez, cet état d’esprit d’ouverture sera votre fidèle partenaire durant plusieurs années. Que ce soit pour la lecture, les arts, l’histoire, les sciences ou le calcul, vous découvrirez rapidement qu’il faut le vivre, d’une manière interactive avec votre enfant, pour croire et comprendre la fabuleuse épopée d’un éveil unique et précieux.Une famille de musiciens initie très jeune la musique à son bambin, quoi de plus naturel ? Un couple bilingue transmet simultanément ses langues maternelles, logique, non ? Pourquoi des parents sachant lire n’auraient-ils pas la possibilité de léguer le plus tôt possible cette capacité ? Et puis dans la lancée, pourquoi ne pas explorer d’autres domaines ? Ce qui suit est un ensemble de possibilités et d’idées à piocher pour faire germer vos propres solutions. Vous et votre petit garçon ou petite fille allez être étonnés de vos compétences. Si un passage vous laisse froid ou encore si cela ne vous concerne pas, si vous n’êtes pas à l’aise, vous laissez tomber le passage et vous allez plus loin, jusqu’à la trouvaille qui vous interpellera. L’essentiel est d’attraper au vol des informations stimulantes, de les étudier à votre façon, et de voir comment vous pouvez vous en servir, en conservant l’état d’esprit originel.
Que cela vous barbe ou que cela vous enthousiasme, n'hésitez pas à me donner votre avis, vos impressions. Votre propre expérience est forcément intéressante.
bambin aventurier02 Jan 2008
J’ai perdu ma mère à l’âge de dix ans, elle a eu tout de même le temps de me communiquer sa passion : la lecture. C’est le plus grand bien qu’elle pouvait me transmettre. Lorsque notre fille aînée est née, je me suis trouvée devant un petit être dont je ne connaissais rien. Etre parent, mère ou père, cela veut dire quoi ? Assumer les besoins vitaux bien sûr, et encore l’éducation naturellement. Et puis l’essentiel qui relie le tout : Aimer. Cela commence par apprendre à se connaître, contempler l’innocence, observer, écouter. Egalement, dans le regard qui se fixe, et au travers des expressions, voir l’éveil éclore et déjà ressentir le goût de communiquer, de transmettre. Perdue dans ma petite campagne du bout du monde, j’ai partagé l’amour de la lecture avec succès il y a de cela respectivement vingt et un ans pour ma fille aînée et seize ans pour ma fille la plus jeune. C’est la réussite intéressante de cette aventure et le désir de transmettre mon expérience qui me pousse aujourd’hui à la présenter. L’essentiel est de saisir un état d’esprit, prendre l’habitude d’échanger avec son enfant, chaque être humain est unique. Stimulez votre propre imagination pour adapter la méthode. Je propose des idées mais davantage pour orienter vers une direction plutôt que pour les suivre à la lettre. Mes enfants avaient deux ans lorsque j’ai commencé concrètement à leur révéler les mystères de la lecture. Pourquoi cet âge ? Parce que visiblement, elles s’éveillaient au monde extérieur avec l’envie de participer, de jouer un rôle, d’être actrices dans leur environnement, disponibles pour toutes sortes d’expérimentations. Mais si votre enfant est un peu plus âgé, il peut heureusement prendre le train en marche ! Un peu de patience et de persévérance vous donneront les clés du labyrinthe.Je vais tenter de donner des explications les plus simples et les plus claires possibles pour qu’elles soient facilement compréhensibles et réalisables.La cible à atteindre est d’ouvrir des portes, d’épanouir un potentiel, mais pas de forcer votre enfant, cela risquerait d’aller à l’encontre de l’effet recherché. Eveiller la curiosité naturelle, solliciter, proposer et surtout s’amuser me semble l’attitude la plus intéressante. Ces cinq à dix minutes par jour doivent devenir des instants privilégiés. Je suggère une histoire de complicité, forte et intense, tant l’apprentissage de la lecture est lié à l’affectif.Et puis, être à l’aise à l’école, comprendre tout ce qui s’y passe, avoir confiance en soi, cela vaut de l’or pour un petit. C’est lui offrir des flèches à son arc. S’il sait lire de bonne heure, ce sera du temps gagné pour se passionner pour beaucoup d’autres disciplines, selon vos aptitudes, du bricolage aux sciences, de la mécanique aux arts, de la cuisine aux sports, les échecs, la musique…Livres en tissu dès quatre mois, magazine dès six-neuf mois, à l’heure actuelle ce n’est plus une révolution… Si à six mois, votre enfant n’a qu’une envie : dévorer le livre avec délectation, vous lui laissez dans les mains un livre en tissu et par ailleurs vous commencez à lui montrer les images du magazine en papier. Si votre enfant a accès aux livres dès son plus jeune âge, il y a de fortes chances pour que l’amour de la lecture ne soit que la suite logique… Dans le cas contraire, il faudra simplement commencer par lui lire des histoires, et de la poésie amusante pourquoi pas ? (Empruntez des livres à la bibliothèque ou médiathèque pour varier). Par des petits jeux, favorisez son éveil, son sens de l’observation, sa capacité de concentration, sa mémoire, sa curiosité naturelle. Suivez le blog, pas à pas, petit morceau par petit morceau, selon le sujet que vous avez envie de faire découvrir à votre enfant. Imaginez-vous que vous êtes des petits poucets qui cherchent les petits cailloux dans la grande forêt, pour trouver un chemin. Si vous ne vous sentez pas le courage de tout explorer, honnêtement, ce n’est pas la fin du monde. Si quelquefois vous êtes fatigué d’être parent ou encore si votre enfant est fatigué d’être votre enfant, stoppez tout, imaginez-vous sur un lac calme et ensoleillé (ou tout ce qui vous fait plaisir) jusqu’à ce que vous soyez de nouveau prêt pour de nouvelles aventures.Pensez que vraiment vous essayez de faire pour le mieux.Profitez de cette période pour discuter de tout et de rien, pour vous amusez avec des petites choses légères comme des plumes.
bambin bolide02 Jan 2008
Chaque bambin est particulier et a son propre caractère, il faut en tenir compte. Quand on se trouve devant un enfant de nature calme et curieux même si parfois un peu lent, c’est un atout avantageux dont il ne faut pas abuser(cinq à dix minutes par jour pas plus, pour ne pas avoir le temps de se lasser, sauf si votre petit est boulimique de savoir, à vous de juger). Si l’on est devant un petit hyperactif, qui vit à deux cents à l’heure, zappe sur tout, papillonne et virevolte, l’affaire se corse mais n’est pas insoluble…
Quand je parle d’hyperactif, je sais de quoi je parle, ce n’est pas de la théorie ou une vue de l’esprit. J’ouvre une parenthèse sur ce qui pourra peut-être aider certains parents et enfants. Ma plus jeune fille était vraiment intenable depuis toute petite. Nourrisson, elle était habituée au porte-bébé, pas de soucis, rien d’extraordinaire. Jusqu’au jour où, trop lourde, nous avons voulu la mettre dans une poussette, en veillant bien à ce que rien ne la gène, avec des petits jouets d’éveil, avec oreiller ou sans oreiller... Elle n’a jamais accepté d’être dans une poussette, elle hurlait à pleins poumons comme si c’était un calvaire insoutenable. La seule chose qui la calmait était d’être dans nos bras pour pouvoir tout observer, y compris ce qui se passait derrière ! Elle ne voulait rien rater du spectacle environnant.
Mais ce n’était qu’un petit avant-goût de la suite...Dès qu’elle a su marcher, elle courrait dans tous les sens, sautait, escaladait, sans jamais s’arrêter, une vraie pile électrique, et bien sûr comme elle se précipitait, elle tombait facilement. Les jouets, elle les regardait dix secondes avant de les rejeter allègrement, des bêtises à n’en plus finir, souvent parce qu’elle avait envie d’expérimenter je le reconnais, mais c’était tout à l’avenant. Pas toujours simple à gérer !
Une fois, j’étais exaspérée, je le dis tout net, je lui ai passé, quelques secondes, un dessin animé en accéléré. Et je lui ai dis : « Tu vois ces images ? Eh bien, c’est l’impression que tu me donnes et je dois me débrouiller pour te comprendre, alors dis-moi comment je fais ? ». Elle a éclaté de rire, et elle a voulu recommencer l’expérience, mais ce petit bout haut comme trois pommes n’a pas pu me répondre, bien sûr. Bon, mais après tout, elle a appris très vite à marcher, très vite à manger toute seule, très vite à être propre et elle s’intéressait tout de même aux petits livres et aux jeux d’éveil que je lui proposais ! Je me disais : « elle va grandir, elle va se calmer »... Un immense atout qui me faisait fondre, c’était son sens de l’humour, la faculté de créer des blagues qui me faisaient plier en huit !... Je suis toujours partie du principe que de toute façon mes filles sont intelligentes donc c’est à moi de leur donner les moyens d’extérioriser leur lumière.
C’est quand j’ai voulu l’initier à la lecture que j’ai vraiment compris le fond du problème. Elle captait les informations précises à vitesse grand V et en grandes quantités mais souvent de façon incomplète, sans prendre le temps de les assimiler. Par exemple, je lui parlais, disais une phrase, mais elle n’en écoutait que la moitié, son esprit était déjà parti ailleurs, et cela pour n’importe quel domaine. Elle avait compris à peu près ce dont je parlais et cela lui suffisait. C’est ce « à peu près » qui clochait. Elle commençait quelque chose mais finalement se lassait très rapidement de tout. Donc, il fallait s’adapter à son système de perceptions pour revenir doucement à une meilleure capacité de compréhension du monde extérieur. Dans un premier temps, j’ai cultivé tout ce qui pouvait retenir son attention, en accéléré. Des jeux matériels mais aussi des jeux oraux comme capter les différents éléments du paysage lors d’un petit trajet à pied ou en voiture (dis moi ce que tu vois, je te dirai ce que je vois), le jeu des cinq sens, reconnaître une odeur, la forme d’un jouet les yeux fermés, des jeux de mémoire. Eventuellement vous présentez à votre enfant, tout un tas d’images d’un sujet qui l’intéresse (livre d’animaux, cartes...), une par une, mais vous allez très vite. Le jeu est de repérer celle qu’il préfère sincèrement. S’il ne les connaît pas, il voudra vous arrêter sur celle qui l’interpelle et qu’il aimerait bien regarder avec plus d’attention (là vous avez gagné un point !).
Progressivement le temps d’intérêt s’est allongé. Les encastrements et le petitours ou lapin puzzle qui change d’expression et d’habits ont précédé les débuts de vrais puzzles, d’abord des puzzles en duo, assembler deux pièces chacune son tour, puis des petits bouts toute seule, chaque fois félicitée et encouragée. Et pour finir, la joie et la fierté d’en assembler un entièrement toute seule. Cela peut vous paraître tout bête, mais cela représentait beaucoup de concentration et d’application surtout...
Quand une énigme se présente à nous, il faut tâcher de la résoudre le mieux possible. Si vous avez un problème avec votre petit enfant, regardez le avec attention, essayez de comprendre comment il perçoit le monde et comment il réagit, quelle est sa façon de penser. Depuis sa naissance, il sait s’exprimer mais c’est à vous de capter les messages. Je ne prétends pas détenir les solutions miracles mais cela coûte quoi d’essayer si vous avez un enfant qui a le même genre de comportements ? En attendant, s’il n’y avait pas eu d’intervention à la maison, elle serait devenue une enfant à problèmes, et je l’affirme sans l’ombre d’un doute. Il est bien évident que j ' ai demandé à ma fille l’autorisation de pouvoir inclure dans ce blog ce qui précède. Comme elle n’a plus rien à voir avec le diablotin qu’elle était, il n’y a pas de souci !
Tout de même, si je transpose toute l’histoire à un enfant qui est habitué depuis tout petit à zapper les programmes de télévision, à suivre plusieurs histoires en même temps, et donc à ne pas capter les détails, à faire une sorte de rapide gymnastique de l’esprit qui se contente d’un « à peu près » (je ne parle même pas des jeux vidéos ou cédéroms de courses plus tard). Arrivé à l’école, on lui demande de se concentrer sur un seul sujet à la fois, pendant un temps qui lui semble certainement d’une longueur désespérante et terriblement ennuyeuse. Quel peut être le résultat ? Une forte probabilité existe pour qu’il soit un enfant insupportable qui s’étiole.
Avec la télévision « Baby Sitter » ou l’ordinateur permanent, vous n’aurez jamais les échanges affectifs indispensables à un véritable éveil. Il ne faut pas supprimer ce qui le passionne mais plutôt proposer doucement mais fermement une alternative : un temps pour l’un, un temps pour l’autre. Et si l’enfant ne comprend pas et proteste, vous pouvez aussi lui dire que vous pensez qu’il est intelligent et qu’il mérite de découvrir d’autres choses. On peut également imaginer le dialogue suivant :Il (elle) vous répond :- Je ne veux pas être intelligent(e) si ça m’empêche de regarder la télévision comme je veux.- Que veux tu faire plus tard quand tu seras grand(e) ?- Je veux faire des bonbons.- Et bien, pour faire des bonbons, il faut apprendre à les faire, apprendre les recettes, être capable d’avoir des idées nouvelles et savoir les vendre. Tu vois pour faire des bonbons, il faut être malin (maligne) et dégourdi (e)... Assez de bla bla, il est temps de se concentrer sur l’efficace !
apprendre à se concentrer03 Jan 2008
Justement, apprendre à se concentrer, d’abord sur un petit laps de temps :
- Confier à votre enfant la mission de vous donner le signal de départ lorsque, sur la route en voiture, le feu de signalisation passe du rouge au vert (une bonne occasion aussi pour connaître ces deux couleurs). Même système, à pied dans la rue, avec le petit bonhomme.
- Regarder et apprendre les panneaux de signalisation sur le bord de la route. Le panneau stop est facile à remarquer, pour les autres, il faut un peu plus d’attention…
- Repérer les logos dans la rue, sur les emballages, les enseignes des hypermarchés.
- Jouer à des jeux de mémoire
Vous pouvez en fabriquer un vous-même à l'aide d'une ou deux feuilles cartonnées que vous quadrillez, vous dessinez un motif en double ( pour faire des paires) dans les carrés que vous découpez.
Vous disposez tous les cartons à l'envers sur la table, les formes dessinées sont donc cachées. Chacun son tour, chaque joueur pioche deux cartes, les regarde bien, les montre à son (ses) adversaire(s) et les remet à la même place, toujours cachées. Le but est de se souvenir, de repérer où est la deuxième carte identique pour former la paire. Lorsqu'un joueur réussit à trouver les deux mêmes cartes, il les remporte et le tour est gagné, il rejoue. Celui qui a le plus de paires a gagné. Il faut pour cela stimuler sa mémoire, votre enfant pourrait bien vous étonner à ce petit jeu!
( Vous pouvez aussi retrouver un équivalent dans le commerce pour diversifier)
- Jeu d'observation
Reconnaître les formes et les couleurs.
Vous pouvez en fabriquer un vous-même: Vous prenez une feuille cartonnée que vous quadrillez. Dans chaque carreau, vous dessinez une forme coloriée. C'est le plateau.
Sur une deuxième feuille, vous reproduisez les mêmes dessins avec les mêmes couleurs mais cette fois vous découpez chaque carré. Ce sont les cartes.
On mélange les cartes, puis on en pioche trois. Il suffit de repérer le plus vite possible sur le plateau le dessin identique à la carte que l'on a en main. Le gagnant est celui qui a été le plus rapide. Puis on recommence un autre tour. Ne riez pas trop vite, les enfants sont très doués à ce jeu avec un peu d'entraînement! Au passage, on peut reconnaître le carré, le cercle ( le rond), le triangle, le rectangle et les différentes couleurs...
Dans le commerce vous pouvez faire l'acquisition d'un jeu similaire qui s'appelle "le lynx". Vous avez la possibilité de commencer très tôt en utilisant qu'une partie du plateau.
- Jeu de cache-cache; jouer avec les contraires ( j'explique un peu plus loin)
- Si possible, aller au cinéma (cette grande salle noire et ce grand écran, c'est impressionnant !). Au début, c'est dur de rester sans bouger ni parler et puis votre petit finira par s'habituer.
- Et bien sûr, lire des histoires, je l'ai déjà dit, mais on ne le répètera jamais assez. Si vous n'êtes pas sûr de vous, lisez le texte une ou deux fois avant de le raconter à votre enfant. J'ai déja évoqué les différences de caractère, certains bambins aiment se blottir et écouter en suçant leur pouce , mais d'autres ne supportent pas de rester passif, de rester sans bouger. Si c'est le cas de votre bambin, essayer d'attirer son attention sur les illustrations qui font rêver, sinon acceptez qu'il gribouille ou joue calmement en même temps. Il peut très bien écouter en s'occupant. S'il n'est vraiment pas attentif, au milieu de l'histoire, dites une blague énorme qui le surprendra, l'étonnera ou le fera rire :
- Bigre ! Le singe a sauté si haut qu'il s'est retrouvé dans les étoiles !
- Et en fait, le chien a vomi tout son "quatre heures" sur la tête du chat.
- Et la belle princesse a avalé tout vivant le vilain crapaud, mais comme ce n'était pas bon, sans doute pas assez salé, elle l'a vite recraché !...
(Où ça, où ça!? Où c'est écrit ?)
Vous pouvez aussi faire semblant de parler en bougeant les lèvres mais en restant muet, il va bien finir par se demander ce que vous fabriquez (et qu'est-ce que tu fais ? Oh mais je me lis une histoire super extra, si tu veux la connaître, écoute un peu...). Tout est bon pour capter sa vigilance...
Pourquoi est-ce si important d'aimer les histoires ? Parce que cela ouvre des horizons infinis sur LES CHEMINS DE LA CONNAISSANCE !
Egalement pour les futures joies et délices suprêmes de se plonger dans les bandes dessinées.
L'histoire de l'alphabet03 Jan 2008
Vous avez besoin de deux alphabets de lettres majuscules et un alphabet de lettres minuscules, fabriqués à l'aide de feuilles cartonnées (style paquet de céréales). Vous découperez lettre par lettre pour pouvoir jouer (voir jeu de mémoire et autres...).
Le dessin des lettres bâtons : il est plutôt recommandé de ne pas apprendre l’alphabet dans l’ordre pour obtenir une impression de facilité et il n’est pas nécessaire d’attendre que votre enfant connaisse par cœur une lettre avant de passer à la suivante.
Le jeu sera un excellent aide-mémoire. Le I est très facile à retenir, un bâton debout tout seul.
Le O encore plus facile, rond comme un ballon ou comme la lune dans le ciel.
Le A ressemble à une échelle ouverte ? (et c’est quoi une échelle ? si vous n’en avez pas, emmenez votre petit dans un magasin de bricolage, à coup sûr il se souviendra du A).
Le E c’est un peigne qui a perdu ses dents ou bien un bâton debout avec un, deux, trois petits bâtons couchés.
Le U pourrait bien être un vase pour mettre des fleurs.
Le Y on ne le voit pas souvent et pourtant il est là, comme un arbre avec une, deux branches.
Ce qui nous donne : A E I O U Y
Les voyelles de l’alphabet
Ont bien fini dans mon bec
Dit le petit roitelet
(Et c’est quoi un roitelet ? un petit oiseau rikiki)
Une petite comptine à répéter en se lavant les dents par exemple… On continue avec les consonnes :
Le J c’est un manche de parapluie.
Le Q c’est un O avec une canne.
Le F ressemble au E mais c’est un peigne ou un râteau qui n’a plus qu’une et, deux dents.
Le L est un grand bâton debout avec, en bas, à son pied, un petit bâton couché attaché. (Ça veut dire quoi attaché ? Le matin tu attaches les boutons de ton manteau ou de ton gilet, ensuite tu les détaches).
Le B c’est un bâton debout avec une grosse tête et un gros ventre.
Le P est aussi un bâton debout avec juste une grosse tête.
Le R ressemble au P mais il a une jambe en plus.
Le D est encore un bâton debout mais lui a un énorme ventre !
Le C ressemble à un croissant de lune tout maigre, tout fin. (une bonne occasion de lever le nez et d’observer la lune, quelques fois elle est ronde comme un O, quelques fois elle est toute maigre comme un C)
Le G ressemble au C mais il a en plus un petit bâton couché.
Le V ressemble à un oiseau dans le ciel.
Le W ce sont un, deux oiseaux dans le ciel, attachés ensemble, mais diable comment font-ils pour voler ?
Le M est un oiseau qui a besoin de cannes pour tenir debout.
Le T est un bâton debout, avec en haut sur la tête un petit bâton couché.
Le S ressemble à un ver de terre qui se tortille.
Le H ce sont un, deux grands bâtons qui se regardent avec un petit bâton couché au milieu de leur ventre. Et maintenant voici des lettres avec des bâtons debout, des bâtons couchés mais aussi des bâtons penchés.
Le X ce sont un, deux bâtons penchés qui se rencontrent et dessinent une croix.
Le N ce sont un, deux bâtons qui se regardent avec un bâton penché qui part de la tête de l’un pour rejoindre le pied de l’autre.
Le K est un grand bâton debout avec un bâton penché qui part du ventre et qui va vers le haut, plus un autre bâton penché qui va vers le bas.
Le Z, zut le Z zigzague à Zanzibar, avec ses deux bâtons couchés et son bâton penché. (Et c’est quoi Zanzibar ? une île de l’océan Indien près des côtes de l’Afrique (Tanzanie)... Chiche que vous cherchez ensemble dans un atlas !) Cette histoire des lettres n’est qu’un exemple. Chaque enfant a sa culture, ses références. L’important est de prendre des images qu’il comprenne bien, qui lui parlent. Servez-vous de l’idée de la méthode avec votre propre imagination si cette description ne convient pas à votre petit. Cela peut devenir un jeu. Mystère et boule de gomme à quoi peut bien ressembler cette lettre ?
Il est important de lui apprendre le haut (vers la tête), le bas (vers les pieds), la droite et la gauche (il mange avec quelle main ? il attrape les objets avec quelle main ?...) pour éviter que plus tard votre enfant ne dessine certaines lettres à l’envers (et même si cela arrivait occasionnellement, il n’y aurait rien de tragique ! Vous lui remontrez le bon modèle et il corrige son erreur.).
08/10/2009 @ 12:25:06
par BL.Martine